Sylvie Germain

Hors champ


© Tadeusz Kluba
Sylvie Germain sera l'invitée du 23 novembre au 6 décembre du festival Lettres d'automne (créé à Montauban en 1991 par Maurice Petit et l'association Confluences). Il y sera fait écho à son oeuvre entière : « Depuis Le Livre des nuits, publié en 1984, jusqu'à L'Inaperçu en 2008, Sylvie Germain construit une oeuvre d'une rare originalité, considérée comme l'une des plus importantes de la littérature française contemporaine. Impressionnante par sa force et sa cohérence, elle évoque un univers où se rejoignent imaginaire et mysticisme, où la dimension métaphysique côtoie le lyrisme le plus sensuel. Traduite dans une vingtaine de langues, étudiée à l'université en France comme à l'étranger, cette oeuvre interroge les ressorts les plus mystérieux de l'âme, dans une écriture tissée tout à la fois de sensibilité, d'érudition et de simplicité. » Ainsi commence le programme de ce festival dont l'invitée convie les créateurs, écrivains, peintres, photographes, musiciens de son choix. Renseignements complémentaires sur ce site.
Sylvie Germain a reçu le Prix Femina pour Jours de colère, le Grand Prix Jean Giono pour Tobie des marais et le Prix Goncourt des lycéens pour Magnus.

Parabole ou cauchemar, l'histoire d'Aurélien qui en une semaine retourne au néant ?
Sa voix, son odeur, son ombre même ne marquent plus sa présence au monde.
Chaque jour, comme dans une genèse à rebours, il s'efface de l'attention, de la pensée, de la mémoire de tous, même de celles de sa mère. Jusqu'aux cadres-photos qui ne retiennent plus son souvenir.
Avec son lyrisme poétique reconnu, Sylvie Germain, toujours à fleur d'inconscient y compris collectif, transmue en conte le plus simple des quotidiens et tend un miroir aux oubliés de la vie. Courbet fait écho (comme Rothko dans L'Inaperçu) à la force de l'origine et souligne de quelle permanence se coupe la modernité.


« En phrases-ricochets lumineuses, Sylvie Germain sonde le gouffre a priori insupportable d'un monde où nous n'existons plus pour personne… Avec une étonnante sagesse, elle apprend le détachement. »
Fabienne Pascaud, Télérama

« Un livre à la marge, béant, dévastateur... Entre Virginia Woolf et Paul Morand, une langue mystique, primesautière, où l'insaissable est roi. »
Marine Landrot, Télérama

« Un maître-conte porté par le lyrisme de la plume. »
Notre Temps

« Un livre d'une grande humanité au style limpide... On a envie de lui attribuer le prix Goncourt tant cette romancière a de talent et sait se renouveler ! »
Brigitte Kernel, Femme Actuelle

« Un contre cruel et angoissant, juste et implacable. »
Wilfrid Séjeau, Page

« Effrayant et magique. »
Panorama

« Hors champs, dans une singulière conversion du regard, interroge jusqu'au vertige notre propre humanité. Un remarquable et troublant conte fantastique sur le regard et l'altérité. »
Christine Rousseau, Le Monde

« Toujours à fleur d'inconscient, Sylvie Germain transmue avec force en conte le plus simple des quotidiens. »
Nouvelobs.com

« Sept jours pour créer le monde. Sept jours pour disparaître. Sept chapitres vifs et inquiétants. »
Amélie Moulin, La Croix

« Sans tapage, la fervente Sylvie Germain est en train de construite une œuvre. »
La Vie

« Une plume alerte et poétique. »
Direct Soir



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