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Littérature étrangère

Une chanson douce

Une chanson douce

Mary Higgins Clark

 
Contrairement à l’ancien employé qui l’accompagnait, Kate a réussi à échapper aux flammes qui ont ravagé une nuit la manufacture familiale de copies de meubles anciens et le bâtiment attenant où étaient stockées de précieuses antiquités. La jeune femme gît inconsciente et grièvement brûlée sur un lit d’hôpital. Pour la police qui enquête sur l’étrange explosion à l’origine de l’incendie, elle n’en est pas moins suspecte : que faisait-elle là à une heure si tardive, elle qui travaille aujourd’hui comme expert-comptable pour l’une des plus grandes sociétés d’audit ? Hannah, la sœur de Kate, refuse les conclusions trop hâtives. Elle est prête à aller chercher sous les cendres la clé de cette inquiétante énigme, mais loin d’imaginer ce qui l’attend... La douce mélodie du passé devient vite entêtante quand la reine du suspense nous entraîne au cœur d’un fascinant mystère familial, hanté par un tueur sans scrupules.
 
Bangalore, la cosmopolite Silicon Valley indienne, s’apprête à célébrer la première nuit du Ramadan. Le quartier musulman de Shivaji Nagar brille de mille feux lorsqu’un jeune prostitué est attaqué et brulé vif dans une ruelle sordide… Confiée à l’inspecteur Borei Gowda, quinquagénaire désabusé, l’affaire ne fait que commencer. Un nouveau meurtre similaire est bientôt perpétré, et les témoins évoquent la présence sur les lieux d’une créature d’une grande beauté. Une première piste ?
Après Compartiment pour dames et Quand viennent les cyclones, la romancière Anita Nair dévoile avec ce suspense une nouvelle facette de son talent. Sur fond de corruption et de magouilles politiques, L’inconnue de Bangalore nous immerge dans les réalités controversées de l’Inde contemporaine, ses castes, ses fêtes religieuses, ses cinémas porno, ses policiers apathiques et ses créatures ambigües. Une fresque magistrale sur un pays en pleine mutation, écartelé entre tradition et modernité.
La Poupée

La Poupée

Daphné Du Maurier

 
« L’idée me plaît, bien qu’elle soit assez extravagante et folle. » Dans ses carnets, Daphné du Maurier évoque ainsi l’une de ses premières nouvelles, La Poupée. Publié dans une revue mais refusé par les éditeurs, le texte avait disparu jusqu’à ce qu’une libraire de Cornouailles, passionnée par la romancière anglaise, ne le retrouve avec d’autres récits de jeunesse, dont cinq totalement inédits.
Une extraordinaire découverte, car ces nouvelles, écrites alors que l’auteur avait à peine vingt ans, donnent les clefs de ses grands romans. Et quelles clefs ! Qu’elle mette en scène la perversité d’une jeune femme aux mœurs mystérieuses, campe le portrait d’un pasteur corrompu et mondain, radiographie le délitement d’un couple, ou s’attache à suivre les déambulations d’une prostituée londonienne, l’auteur de Rebecca manifeste, à travers un imaginaire très singulier, une curieuse attirance pour les obscures manifestations de l’inconscient…
Ces inquiétants récits révèlent une jeune femme très en avance sur son temps, critique de l’hypocrisie sociale, avec cette maîtrise du suspense et de la narration qui feront d’elle, en précurseur du thriller psychologique, l’inspiratrice d’Hitchcock et, tout simplement, une des plus brillantes romancières du XXe siècle.
 
1927. Après quarante années d’absence, Adele Maine revient à Dire Draw, petite ville minière du Wyoming. Elle n’a jamais oublié les événements qui ont failli lui coûter la vie et l’ont obligée à quitter son mari sans un mot d’explication. Adele était alors venue rejoindre son frère dans l’Ouest américain, véritable eldorado pour des milliers d’hommes en quête de travail sur les lignes de chemin de fer ou dans les mines de charbon. Au cœur de cet univers hostile, elle s’était liée d’amitié avec un jeune Chinois victime, comme les siens, du racisme et du mépris des ouvriers blancs. Et puis, est arrivé ce terrible jour de 1885 où les haines ont explosé et où il lui a fallu choisir… Dans la lignée de Willa Cather et Annie Proulx, Brian Leung réussit le superbe portrait d’une femme libre. Son roman embrasse un vaste paysage de sentiments et d’émotions qui répond, tel un écho, à l’immensité des grands espaces où seuls le ciel et la terre semblent régner.
Le Livre de la vie

Le Livre de la vie

Stuart Nadler

 
Dans la lignée de Bernard Malamud, Philip Roth ou Saul Bellow, Stuart Nadler s’impose avec ce premier recueil de nouvelles comme un écrivain à part entière.
Entre New York et Boston, sept personnages aux prises avec la culpabilité et le désir, la famille et la liberté, le conflit entre tradition et modernité. D’une écriture élégante et non dénuée d’ironie, Stuart Nadler nous parle de parents qui se séparent pour le plaisir de souffrir, de frères qui s’éloignent pour mieux se retrouver ou encore d’amants heureux qui courent à leur propre perte. Du conflit de l’existence, en somme, évoquée avec une finesse psychologique et une maîtrise narrative exceptionnelles.

« Stuart Nadler possède une sagesse surprenante chez quelqu’un d’aussi jeune. Mais il est surtout un remarquable et talentueux écrivain de l’amour : ses occasions ratées, ses exigences folles ou cruelles, sa tyrannie des regrets. »
The Washington Post