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Psychologie

 
À la question « Comment peut-on être aujourd’hui latiniste ? Avoir choisi en mai 68 de travailler sur les Grecs et les Romains ? », la réponse est d’oser un usage nouveau de l’Antiquité en termes d’« écarts ». L’anthropologie permet de déconstruire les illusions généalogiques et les prétendues ressemblances entre Anciens et Modernes. Grâce à ce regard éloigné, nous pouvons dialoguer avec une Antiquité incontournable mais différente, offrant d’autres traditions de pensée, d’autres modèles de vie. De l’Antiquité surgissent alors des « sauvages intérieurs » qu’aucune modernité ne pourra jamais exterminer. Convaincue que les Humanités classiques ne sont pas une discipline inutile, que l’on peut faire du grec et du latin un enseignement émancipateur, Florence Dupont ne cesse d’arracher l’Antiquité au grand récit des origines, aux mythes qui la fossilisent. Ainsi redécouverte par cette mise à distance, elle devient un véritable laboratoire d’idées.
Ecouter, soigner

Ecouter, soigner

Pierre Delion

 
La souffrance psychique n’est pas réservée aux parents. Et il n’est pas nécessaire qu’un enfant soit maltraité pour qu’il souffre. Cette souffrance, Pierre Delion, qui a consacré sa vie à la pédopsychiatrie, l’a vue passer d’une approche asilaire à une approche globale, pluridisciplinaire, utilisant écoute psychothérapique et parfois rééducations et médicaments. Aujourd’hui, il assiste à un inquiétant retour en arrière : il n’est plus question d’écouter, mais de normaliser les comportements. Or, lorsqu’un enfant est en difficulté, pour en déterminer l’origine, qu’elle soit psychologique ou physique, il est indispensable qu’il soit d’abord écouté. Pierre Delion évoque ici tous les enfants qu’il a accueillis depuis trente-cinq ans. Il explique comment aller à leur rencontre, les soigner, et en quoi un travail d’équipe est nécessaire pour offrir une prise en charge institutionnelle de qualité. Un processus menacé de toute part, notamment par des positions intempestives de la HAS (Haute Autorité de Santé). Ce livre est un véritable cri d’alarme sur la régression qui consiste à envisager l’enfant en développement comme un « être neuronal » et non comme un être en relation, un sujet complexe tressé de multiples éléments biologiques, psychologiques et sociaux.
Apprivoiser sa culpabilité

Apprivoiser sa culpabilité

Catherine Aimelet-Perissol, Aurore Aimelet

 
J’aurais dû, je devrais, je dois, il ne faut pas… 
Chez chacun d’entre nous, la culpabilité surgit et agit quotidiennement. Pour un oui, pour un non, pour… un rien ! Qu’il serait doux pourtant de vivre sans cette conscience que l’on dit « mauvaise ». Mais est-ce seulement possible ?
Aussi étrange que cela puisse paraître, la culpabilité a du sens. Si cette émotion est là, c’est pour une bonne raison. Culpabiliser est, pour l’être humain fragile que nous sommes, la manière de réagir – et de s’adapter – à un évènement douloureux. C’est aussi, paradoxalement, le moyen de retrouver une certaine confiance, de réparer une estime de soi altérée, de donner un sens à la réalité.
Pour ceux qui se croient mauvais parents, piètres amis, collaborateurs en dessous de tout… ce livre propose à la fois de comprendre et de maîtriser sa culpabilité. Un décryptage précis, illustré par de nombreux témoignages, un test, des conseils et des exercices vous permettront, enfin, de l’apprivoiser.
Nos enfants, ces petits philosophes

Nos enfants, ces petits philosophes

Nicole Prieur, Isabelle Gravillon

 

Pourquoi on meurt ? J’étais où avant de naître ? Pourquoi on mange des animaux ? Comment on devient grand ? Les dinosaures, tu crois qu’ils étaient heureux… ?

Dès l’âge de 4 ou 5 ans, les enfants ont le chic pour assaillir les adultes avec leurs drôles de questions sur la vie qui les laissent sans voix. Toutes ces interrogations enfantines, à la fois profondes et pertinentes, constituent un vrai trésor. Une matière digne des plus grands philosophes qui ne demanderait qu’à être utilisée. Comment ? En philosophant avec ces jeunes curieux. Il ne s’agit nullement de leur enseigner la « philo » ni les théories des philosophes, mais simplement de les accompagner dans leur réflexion, les aider à raisonner et à se libérer des idées toutes faites. Ainsi, on les rendra plus libres, plus ouverts aux autres, plus responsables et plus solides : de précieux atouts dans notre époque complexe.