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Psychologie - Dernières parutions

Homoparenté

Jean-Pierre Winter

 
Nul ne doute des capacités pédagogiques et de l’amour que des homosexuels sont à même de mettre au service d’enfants dont ils auraient la charge. Mais, explique Jean-Pierre Winter, il s’agit de réfléchir au fait qu’élever un enfant ne suffit pas à l’inscrire dans une filiation. Le débat sur l’homoparentalité met l’accent sur les aspects éducatifs de la question, alors que c’est d’homoparenté qu’il s’agit puisqu’il s’agirait d’inscrire l’enfant comme né de deux parents du même sexe, au mépris de l’hétérosexualité inhérente à toute conception. Or les structures de la parenté s’en trouveraient modifiées pour tous, si la loi devait cautionner des bricolages généalogiques consistant à déposséder, volontairement et a priori, un sujet d’une moitié de sa filiation.

Le psychanalyste est trop averti des souffrances et de l’angoisse que rencontrent ceux qui ont été confrontés à de tels manque de père ou de mère pour ne pas se soucier des conséquences logiques à long terme du déni de la dimension hétérosexuelle de la parenté. C’est pourquoi il paraît plus urgent d’y penser que de légiférer.
 
La diversité des psys est devenue le prétexte d’une guerre de pouvoir et de conquête des marchés au nom d’intérêts corporatistes ou de convictions plus idéologiques que scientifiques. Plutôt que de débattre et voir ce qui les réunit, tous les coups sont bons, moins pour valoriser sa propre pratique ou ses résultats que pour « démolir » l’autre, plus souvent par la voie de la calomnie que de l’analyse.
Mais les psys feraient mieux de regarder ce qui se passe vraiment, et dont les réformes actuelles sont le signal. Dans leur ensemble, ils sont les derniers garants de l’autonomie du psychisme par rapport aux réalités sociales et biologiques. En face domine la conception du monde qu’ont les gestionnaires qui ont succédé aux politiques. C’est cette guerre de l’humanisme contre l’utilitarisme qu’ils devraient mener.
Il y a urgence : la guerre des psys ne sert que ceux qui espèrent leur disparition progressive...
 
Dans la société d’aujourd’hui, avec la télévision, la publicité, Internet, le temps de l’enfance se raccourcit. Depuis que l’enfant est reconnu comme une personne, tout concourt à ce qu’il soit considéré trop tôt comme un adulte. Oubliant son âge et le fait qu’une génération les sépare, les parents se laissent déstabiliser lorsqu’il s’affirme vigoureusement, ou l’entraînent dans des préoccupations qui ne sont pas les siennes. Or, pour lui permettre de grandir et de mûrir de manière équilibrée, chacun doit rester à sa place car : les soucis des parents ne sont pas ceux des enfants, certains choix ne relèvent que des parents, l’enfant n’est pas toujours un interlocuteur privilégié, les enseignants ne sont pas les parents et réciproquement, la famille n’est pas une démocratie où toutes les voix comptent également, ce n’est pas parce qu’il se prend pour un ado qu’il en est un.
Pour Béatrice Copper-Royer, il est important de marquer les âges de l’enfance et s’opposer au laxisme ambiant tout en acceptant le conflit. C’est simple mais formidablement efficace pour aider nos enfants à se structurer mentalement et à se sentir bien dans leur peau. Parce que, à trop vouloir brûler les étapes, on finit par se brûler soi-même.

Osez vous faire respecter !

Dr Stéphane Clerget, Bernadette Costa-Prades

 
Le respect ne s’impose ni par la force, ni par l’agressivité !

Ce petit livre apprend à faire face aux manques de respect et aide à devenir soi-même une personne respectable, tant le respect attire le respect. Il suit un plan d’action simple et efficace : Pourquoi ne suis-je pas respecté ? Comment dépister les vraies marques d’irrespect ? Pourquoi est-ce si difficile aujourd’hui de se faire respecter au travail ? Comment aider mon enfant à se faire respecter ? Comment imposer le respect dans mon couple ? Quelle attitude adopter dans la rue en cas de manque de respect ?

À défaut de nous aimer respectons-nous les uns les autres !
 
Pourquoi une crise professionnelle peut-elle autant nous ébranler ? Parce que le monde du travail et la vie privée sont en interaction constante. Nous exprimons notre personnalité dans notre activité, et les changements qui s’y jouent se répercutent dans l’intimité.

Pour Isabelle Méténier, psychosociologue, comprendre les origines de nos motivations et saisir le sens de nos actes quotidiens dans le travail nous éclaire sur nous-mêmes.

En s’appuyant sur de très nombreux cas, elle montre en quoi reconnaître les échos de notre histoire personnelle dans notre travail peut nous permettre de nous en dégager et d’évoluer différemment. Car se libérer de ses carcans intérieurs passe par un renoncement à nos loyautés inconscientes. Et il n’est jamais trop tard pour commencer une nouvelle étape de notre vie en allant dans le sens que nous désirons vraiment.

Pour que mon enfant réussisse

Monique de Kermadec

 
Que leur enfant soit doué, surdoué, précoce ou simplement bien doué, les parents se préoccupent de l’aider à développer son potentiel. Et c’est paradoxalement un souci pour eux. S’il a un fort potentiel, il est généralement hypersensible, a du mal à établir des relations avec les autres enfants, ne se développe pas de la même manière dans tous les domaines. Le fait qu’il soit doué vient particulièrement interroger leur estime d’eux-mêmes : certains se sentent impressionnés, d’autres valorisés. Cela les renvoie aussi à l’enfant qu’ils étaient. Il peut leur être difficile de faire la part des choses.

Monique de Kermadec leur propose d’aborder le potentiel de l’enfant non seulement en termes de réussite scolaire, mais aussi dans celui des relations affectives et sociales, sans lesquelles il n’est pas d’épanouissement véritable. Elle considère l’enfant dans la totalité de son être. Et les parents comme ses alliés fondamentaux, avec leurs points de force et leurs fragilités, leurs personnalités en somme. Au-delà de l’aspect réussite, elle offre une véritable réflexion sur le rôle que doit jouer le parent d’enfant doué.

Elever un enfant, c'est pas si compliqué !

Dominique Mazin, Dominique François

 
Depuis que les professionnels se sont emparés de l’éducation, les mères sont inondées de conseils pour les aider à élever leur enfant. L’éducation est présentée aujourd’hui comme une tâche si complexe que les mères finissent par douter de leur propre compétence. C’est, selon Dominique Mazin et Dominique François, l’un des effets pervers de cet excès d’informations. Les mères sont anxieuses, se sentent démunies. Pourtant, ce sont elles qui ont l’intuition de ce qui convient à leur enfant. Il est temps de les rassurer sur leurs capacités.
S’appuyant sur de nombreux exemples, les auteurs encouragent les mères à écouter leur bon sens et à prendre du recul face au modèle normatif et culpabilisant de la « bonne mère » qui parasite, à leur insu, la relation à leur enfant. Libérées des pressions inutiles et ayant repris confiance en elle, les mères pourront, sans appréhension, laisser leur enfant grandir et s’épanouir. Et se reconnaîtront peut-être (enfin) un peu de talent...