Religion primordiale, philosophie de l’harmonie avec la nature et des réalités extrasensorielles, le chamanisme fascine notre modernité à la recherche d’authenticité. Présent aussi bien en Amérique précolombienne qu’en Sibérie ou en Afrique, il donne lieu à un vaste éventail de manifestations culturelles et spirituelles dont le présent ouvrage offre un tour d’horizon complet.
Avec : Michèle Bilimoff, Éric de Rosny, Anne de Sales, Louis-Jacques Dorais, Roberte Hamayon, Jénane Kareh Tager, Serge Lafitte, Frédéric Laugrand, Michel Perrin, Joëlle Rostkowski, Jennifer Schwartz, Odon Vallet et Danièle Vazeilles.
Religion, philosophie ou spiritualité, le bouddhisme sous toutes ses formes ne cesse de fasciner l’Occident. Des origines indiennes aux pratiques contemporaines en passant par les livres sacrés, les fêtes, les divinités, les symboles, la méditation ou encore la religion populaire, le présent volume fait le point sur une tradition multiple et encore méconnue.
Avec : Catherine Barry, Patrick Carré, Véronique Combré, Philippe Cornu, Thierry-Marie Courau, Laurent Deshayes, Michel Hulin, Fabrice Midal, Éric Rommeluère, Dominique Trotignon et Odon Vallet.
Des maîtres soufis aussi éminents que Rûmi ou Ibn ‘Arabi ont vu en Jésus le « Sceau de la sainteté », tout comme Mahomet est le « Sceau de la prophétie ». Faouzi Skali, spécialiste reconnu du soufisme et membre d’une confrérie, avait amorcé une recherche sur ce thème au côté d’Eva de Vitray-Meyerovitch, qui a beaucoup contribué à faire connaître la mystique musulmane en Occident. Il rapproche ici Evangile, Coran et textes mystiques pour dresser le portrait d’un Jésus qui nous invite à la religion du cœur, par-delà les barrières confessionnelles. Le dialogue incessant des monothéismes trouve ici l’une de ses expressions les plus belles et les plus actuelles.
Pour beaucoup, le moine s’est effacé du monde. On le soupçonne de fuite ou on admire son courage, mais perçoit-on vraiment l’audace de son existence : explorer radicalement l’effacement de Dieu dans le monde. De ce Dieu présent-absent, vivant au cœur des êtres et des choses les plus humbles de la vie, on ne peut littéralement rien dire. C’est pourquoi, depuis les Pères du désert, certains moines ont choisi d’évoquer ce « rien » de Dieu à travers un langage à la limite du dicible : la poésie.
Rappelant cette tradition qui interroge en profondeur le christianisme, Gabriel Ringlet en montre l’actualité à travers quelques figures de moines-poètes contemporains de premier plan, souvent méconnus mais toujours étonnants. Ce faisant, il livre sa propre vision d’un Dieu à la fois sensuel et caché, qui reste « inachevé » et toujours en quête de l’Homme.
La Théologie mystique est l’œuvre d’un auteur anonyme connu sous le nom de Denys l’Aréopagite ou Denys le théologien. Ce court traité du VIe siècle fut le texte le plus lu et médité des penseurs du Moyen Age aussi bien occidental qu’oriental. Son influence fut déterminante pour les différents courants de la mystique rhénane et flamande et continue de se fait sentir jusqu’à aujourd’hui.
Jean-Yves Leloup nous en offre ici une traduction intégrale augmentée des sept Lettres de Denys qui en prolongent la réflexion. Il propose un commentaire suivi du texte, et poursuit la réflexion par une mise en résonnance de la théologie apophatique du Corpus dyonisiacum avec différents auteurs et traditions, issus du christianisme mais aussi du judaïsme, de l’islam et des mystiques orientales, qui nous invitent à contempler un avant et un au-delà de toutes pensées, un « obscur et lumineux silence », présence/absence du Réel Un, et infini, au cœur des réalités diverses et impermanentes.
Ecrit par le Prix Nobel Laureate Rabindranath Tagore, Sadhana constitue une introduction profonde et accessible à l’héritage spirituel de l’Inde. Tagore, passeur par excellence de la philosophie et de la spiritualité indiennes en Occident, était un poète intimement religieux ; toute son œuvre se veut un témoignage de ce que Dieu réside avant tout dans la pureté personnelle et dans l’attention à autrui. Sadhana, d’un terme sanskrit signifiant « discipline spirituelle », est une superbe distillation des grands textes de la philosophie indienne, et depuis longtemps un classique, enfin réédité.
Notre monde semble souvent vouloir n’offrir qu’un seul visage : celui de la pleine santé, de la jeunesse, de la prospérité, du succès. Mais ce qui apparaît chaque jour, à travers les épreuves qui s’offrent à la société et à nos vies, c’est la fragilité de l’humain. Accepter sa fragilité, accepter d’en parler, c’est refuser d’emblée de céder à la tentation d’une position factice et toute-puissante. C’est permettre également de ne pas se laisser aller à une posture victimaire, à la glorification de la faiblesse. Tout au long de cet ouvrage, psychanalystes, médecins, spécialistes des religions et de l’économie explorent les facettes de la fragilité. Celle-ci dévoile alors ses richesses insoupçonnées, en même temps que se dessine le vrai visage de la force : celle d’une humanité consciente à la fois de ses limites, mais aussi de ses ressources.
Dans la Russie du XIXe siècle, un pèlerin anonyme erre dans les campagnes dénudées, avec pour seul bagage la prière extatique. Cette Russie, qui est celle de Dostoïevski et de Tolstoï, celle des grands espaces et des climats éprouvants, est le théâtre extérieur de ce classique de la spiritualité universelle. Son paysage intérieur est celui que dessine la prière du cœur, ou prière de Jésus, qui prend sa source dans les conseils spirituels de saint Paul, des Pères du désert et des Pères de l’Église. Guidée par la traduction russe de la Philocalie, l’ardeur à la prière du pèlerin sera parfois éprouvée, souvent récompensée, par la paix et l’amour qui l’emplissent. Ce récit, à la lumière surnaturelle et au souffle enthousiaste, est ici accompagné d’un commentaire qui en éclaire les références culturelles et mystiques. Il permet ainsi à chacun de participer, à son rythme, à cette grande aventure de l’âme et du cœur.