Quel est le point commun entre Cléopâtre, l’empereur romain Hadrien, le philosophe Plutarque, la Vierge Noire de Notre-Dame du Puy, Cagliostro, Robespierre, Bonaparte, Goethe, Novalis, Nerval ou encore Nietzsche ?
Une déesse égyptienne aux multiples métamorphoses : Isis.
Depuis l’ancestrale déesse Asèt (son nom égyptien que les Grecs transcrivirent en Isis), cette fresque historique montre la pérennité d’un mythe qui a hanté non seulement l’imaginaire antique, des rives du Nil jusqu’aux confins de l’Empire romain, mais aussi celui des Modernes. C’est ainsi qu’on retrouve la déesse préférée des pharaons sous les traits à peine masqués de Vierges romanes, puis dans la franc-maçonnerie et les fêtes de la Révolution, sur la proue du bateau des armoiries de Paris, et dans les multiples évocations de « l’Isis voilée » du Romantisme.
Adossé à des références historiques, archéologiques et littéraires solides, cet ouvrage nous montre à quel point nous sommes encore imprégnés de cette figure idéale de la Femme salvatrice, née il y a cinq mille ans.
On savait que le cerveau était l’entité la plus complexe de l’univers connu. Mais les nouvelles découvertes démontrent que ses possibilités sont bien plus étonnantes qu’on ne le croyait. Non seulement il est totalement élastique – même âgé, handicapé, voire amputé, il peut se reconstruire, apprendre, inventer –, mais aussi totalement social – un cerveau n’existe qu’en résonance avec d’autres : nous sommes neuronalement constitués pour entrer en empathie. La combinaison de ces deux facultés permet de supposer que l’homo sapiens peut évoluer en changeant lui-même sa structure. Nous avons le pouvoir d'influer sur l’évolution de notre propre cerveau – encore faut-il savoir comment il fonctionne.
Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés, aborde ces questions avec cinq spécialistes, tous médecins et chercheurs :
« Claude Lebey est un marginal de la gastronomie. De ceux qui ouvrent des chemins de traverse, qui chahutent les convenances et les clans afin d'entraîner leur profession vers des rives nouvelles.
Il m'a fait comprendre que la gastronomie n'était pas seulement une succession de bons petits plats savoureux mais bien un art de vivre, d'être auprès des autres, un art d'aimer qui ne pouvait se pratiquer sans rigueur ni culture. Il incarne à lui tout seul ce maillage de connaissances, de rites et de gestes qui font l'extraordinaire raffinement du « repas à la française », subtile association entre le culturel et le sensoriel.
La marque de fabrique de Claude Lebey, son label, reste incontestablement sa capacité à soutenir les hérauts de la tradition aussi bien que les acteurs de l'avant-garde. Il est partout, il sait tout et pose un regard toujours plus incisif sur une gastronomie en mouvement perpétuel. Un goût du paradoxe et du grand écart qui l'amène à lancer le dictionnaire du fooding en même temps que l'association de sauvegarde de l’œuf mayo !
Si vous n'avez pas eu la chance de partager sa table, je vous invite à partager ses souvenirs, ils sont tout aussi savoureux. »
Julie Andrieu
Dans la lignée de Enterre mon cœur à Wounded Knee, la formidable épopée d’une des plus puissantes tribus indiennes d’Amérique du Nord.
Le livre de S.C. Gwynne retrace l’ascension et le déclin des Comanches, qui régnèrent sur les Grandes Plaines du Sud pendant plus de deux siècles. Cavaliers et guerriers hors-pair, craints par les Espagnols, les Français et plus tard les Mexicains et les Américains, ils ont mené une lutte acharnée pour défendre leur territoire face à l’envahisseur blanc.
Un homme incarne par-dessus tout cette résistance : Quanah Parker. Dernier et plus grand chef de la tribu, il est le fils d’un guerrier indien et d’une femme blanche, Cynthia Ann Parker, enlevée par les Comanches à l’âge de neuf ans, qui inspirera à John Ford l’un de ses plus beaux films, La Prisonnière du désert.
Mais l’arrivée du chemin de fer et la destruction des troupeaux de bisons dans les années 1870 auront raison de la liberté et du courage des Indiens. Résigné à vivre sur une réserve, Quanah se transforme alors en éleveur prospère et gagne une stature politique en devenant l’ami de Theodore Roosevelt, ce qui lui permet de défendre les droits des siens
Plus qu’une biographie, ce livre passionnant, qui se lit comme un roman, a connu un succès phénoménal aux Etats-Unis. Il est actuellement en cours d’adaptation pour le cinéma. Destiné à devenir un classique, il apporte une contribution essentielle à l’Histoire des Indiens d’Amérique.
« Cette formidable histoire de la nation comanche n’est rien de moins qu’une véritable révélation. Ce livre laissera de la poussière et du sang sur votre jean. » The New York Times