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Littérature française

Liaison romaine

Liaison romaine

Jacques-Pierre Amette

 

« Je marchais au gré des rues. Je me dis que j’avais cru faire du journalisme, que j’avais cru aimer quelqu’un, mais non, j’avais marché dans un paysage de fantômes. J’étais venu à Rome, j’avais croisé de belles femmes, je m’étais gorgé d’histoires imaginaires à propos de chaque visage, j’avais écouté des conversations dans les cafés et les magasins. Je n’avais rien compris. »

Avec sensualité et mélancolie, Jacques-Pierre Amette nous invite dans une Rome de fantasmes et de rêveries, pour évoquer le temps qui passe et les relations inabouties.

Un magnifique chant à la ville, Rome, et à l’amour.

La Mémoire de la maison

La Mémoire de la maison

Bernadette Bricout, Laurence Gaston, Vincent Gaston

 

La maison regorge d’histoires et de mémoire. Ses espaces privés forment comme une matrice qui abrite nos vies. Son pouls bat dans le cœur secret de l’horloge ou dans le roucoulement des colombes qui nous éveillent au matin… Chaque maison est un royaume qu’ont façonné les rêves et le quotidien des êtres qui nous y ont précédés.

De la cave au grenier, la maison conte des histoires… Mythes, contes, légendes, chansons, proverbes, devinettes, comptines, forment un continent poétique où l’enfance de l’art rejoint celle de l’humanité.

Noces de sel

Noces de sel

Maxence Fermine

 

« Si tu ne t’enfuis pas à tout jamais de cette ville, ton sang se répandra bientôt sur le sable. Tu as vécu un seul amour, un bel amour, et tu n’en connaîtras jamais d’autre. »

Le nouveau roman de l’auteur de Neige possède la beauté rouge et or des tragédies antiques.
A Aigues-Mortes, où l’on vit du sel, de la vigne ou des arènes, le ténébreux Valentin Sol, face au taureau, est le meilleur des « raseteurs ».  Depuis toujours, il aime la fille du boulanger, la blonde Isoline, dont le père s’oppose mystérieusement à leur mariage. 
A trois heures de l’après-midi, sous le soleil implacable de la Camargue, le destin des amants va se jouer. Inexorable.

 
Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l'immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l'enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n'était pas imaginaire ?
L'incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d'hier et d'aujourd'hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.
Dans la veine d'Oscar et la dame rose, de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ou de L'Enfant de Noé, Les dix enfants que Mme Ming n'a pas eus est le sixième récit du Cycle de l'invisible.
Double identité

Double identité

Didier van Cauwelaert

 

« Martin Harris avait deux passions : sa femme et une plante. Je suis seul aujourd'hui à pouvoir les sauver. Mais comment protéger une femme lorsqu'on est traqué sans relâche par les services secrets ? Et comment libérer une plante médicinale volée aux Indiens d'Amazonie par le numéro un mondial des cosmétiques ? Une plante qui pourrait guérir des milliers de malades et qui, victime d'un brevet exclusif, ne sert qu'à fabriquer la plus chère des crèmes antirides.»

Avec son art du suspense et son humour féroce, Didier van Cauwelaert nous entraîne dans le destin fascinant d’un tueur repenti qui, par amour, reprend le combat de l’homme dont il avait usurpé l’existence.
Bien au-delà du thriller, l’auteur d’Un aller simple et de Hors de moi explore les territoires hallucinants de l’identité, les ressources cachées de l’inconscient, le pouvoir de la passion face au cynisme aveugle des multinationales qui gouvernent le monde.

Nuit d'encre

Nuit d'encre

Philippe Huet

 

A Rouen, tout le monde craint Paul-Henry Sternis, le tout-puissant patron du quotidien régional. Diminué par la maladie, l'homme semble pourtant indestructible, renaît à chaque fois qu'il respire l'atmosphère de son journal.

Mais depuis vingt-cinq ans, la ville bourgeoise garde son cimetière caché où s'enfouissent secrets et fantômes de la dernière guerre. En se hissant au sommet, l'ex-petit imprimeur juif a semé derrière lui bien des rancunes, bien des rancœurs... Et il suffit d'une faille, de l'offensive d'un flibustier de la presse, pour voir renaître d'implacables ennemis qui ne reculeront devant rien pour éliminer enfin « l'usurpateur ».

Haines poisseuses, rivalités sordides, luttes inexpiables; Philippe Huet, l'auteur des Quais de la colère, transforme en roman noir une authentique et ténébreuse affaire où rôde le spectre des années sombres de l'Occupation.

Une nuit en juin

Une nuit en juin

Georges-Patrick Gleize

 
Que s’est-il passé cette nuit de juin 1943 dans la montagne ? Engagés dans la Résistance contre la volonté de leur père, Pierre et Roger Barrès faisaient passer des fugitifs de l’autre côté des Pyrénées. Jusqu’au drame : un couple de Juifs abattu et détroussé, Roger disparu sans laisser de traces, les soupçons des villageois, et pour Pierre une question lancinante restée sans réponse : son frère était-il un traître, un criminel sans scrupule ou la victime d’une sombre machination ?
Vingt-cinq ans plus tard, alors que Pierre s’apprête à faire descendre comme chaque automne son troupeau de l’estive vers sa ferme de La Renardière à Dorres près de Font-Romeu, il apprend que Roger aurait été aperçu dans le pays et le passé resurgit…
Des balcons de la Cerdagne aux vallées de l’Ariège, Georges-Patrick Gleize revisite cette époque trouble de l’Occupation où l’héroïsme des uns n’avait d’égal que l’attentisme et la noirceur des autres.
 

Dans une forme éminemment originale, François Cheng signe là un drame épique où le destin humain, avec toute la complexité des désirs qui l’habitent, se dévoile comme dans les tragédies antiques.
Quand reviennent les âmes errantes, un singulier échange se noue, et toute la vie vécue, extrêmes douleurs et extrêmes joies mêlées, se trouve éclairée d’une lumière autre, revécue dans une résonnance infinie.

Plus rien ne subsiste à part le désir
Pur désir inaccompli
Mûr désir inassouvi…

Salam Ouessant

Salam Ouessant

Azouz Begag

 

« Mes filles, vous verrez comme c’est beau la Bretagne ! »

Mais qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête de ce père divorcé pour trainer à Ouessant contre leur gré deux gamines qui fantasment sur le soleil algérien ?
Dans sa vie, il est passé à côté de pas mal de choses : le Lyon de son enfance, son pays « d’avant », un amour de jeunesse, son ex femme, et maintenant peut-être même ses adorables pestes de filles... Leur arrivée à Ouessant sous une pluie battante n’augure rien de bon. Mais il faut toujours compter sur la magie des îles…
Débordant d’émotion, de tendresse, de drôlerie, le roman d’Azouz Begag, l’auteur du Gone du Chaâba, mêle à la mélancolie du gris de l’océan les accents ensoleillés de ses deux jeunes héroïnes dont la gouaille algéro-lyonnaise va s’avérer contagieuse !

Les Soldats de papier

Les Soldats de papier

Marc Charuel

 

Vague de désertions troublantes dans l’un des plus prestigieux régiments de France. Déstabilisé, l’état-major décide de faire appel à Geoffroy de la Roche, psychologue et lieutenant de réserve. Une mission qui le renvoie à un drame personnel : dix ans plus tôt, son frère a disparu dans les mêmes circonstances. La collaboration avec l’armée est épineuse et l’enquête piétine. Jusqu’à sa rencontre avec l’énigmatique Selma, la mère d’un des déserteurs, qui l’entraîne au cœur d’une Bosnie ravagée par la guerre, le froid et la mort.
Ce roman sans concession, inspiré d’un fait divers qui défraya la chronique dans les années 80, impose définitivement l’auteur du Jour où tu dois mourir comme un des talents les plus originaux du thriller français.

« Marc Charuel est le frère caché de James Ellroy. » Le Figaro Magazine

 

«  La littérature anarchiste mériterait toute une étude », écrivait Michel Ragon. Cette étude, la voici, qui, de Jules Vallès à Henry Poulaille, de Louise Michel à Augustin Gomez-Arcos, rend compte de la richesse et de la vitalité du courant libertaire dans la littérature française.
Se défiant des « étiquettes », refusant toute subordination à une idéologie, les écrivains libertaires sont convaincus de la fonction sociale et politique de l’art. La mission de l’écrivain est de troubler le lecteur, d’induire le doute à l’encontre de l’ordre établi. Par le biais des genres littéraires les plus divers, le roman bien sûr, mais aussi le théâtre, la poésie, le pamphlet, ils s’attachent à  « réveiller les énergies », selon le mot d’Henry Poulaille.
Qu’ils soient reconnus, comme Octave Mirbeau ou Albert Camus, méconnus comme Eugène Bizeau ou Maurice Joyeux, ces auteurs sont unis par leur commune répulsion de l’autorité et de l’injustice. A travers des thèmes récurrents et cruciaux : la guerre, le travail, l’utopie, l’enfance, ils veulent s’adresser d’abord aux défavorisés. « Avec les pauvres toujours », écrivait Séverine.


« Une belle synthèse d’un mouvement littéraire dont l’inspiration antiautoritaire garantit la vivacité. » Le Magazine Littéraire

 

 

La littérature prolétarienne, très présente dans les années d’avant-guerre, est marquée par l’ambition de décrire la condition du peuple et des travailleurs. Mais au-delà de cette époque, illustrée par les noms d’Henry Poulaille, Eugène Dabit, Louis Guilloux, Michel Ragon nous offre un panorama de l’expression populaire dans la littérature du Moyen Age à nos jours.
Chansons de métiers, littérature de colportage, poésie populaire, socialisme romantique : ces continents perdus de notre culture, souvent méprisés, revivent dans ces pages illustrées d’abondantes citations. Adam Billaut, Vadé, Restif de la Bretonne, Jules Michelet, Béranger, Eugène Pottier, Panaït Istrati, Jean Giono, Louis Calaferte ou Bernard Clavel, autant d’écrivains qui reprennent place dans une tradition marquée par des courants, des écoles, des filiations, et aussi des enjeux sociaux et politiques.
Publié pour la première fois en 1974, ce classique rend hommage à une part injustement marginalisée de notre histoire littéraire.

Michel Ragon est tout à la fois romancier, historien, spécialiste d’art contemporain et d’architecture, l’auteur notamment des Mouchoirs rouges de Cholet, de La Mémoire des vaincus, et plus récemment du Dictionnaire de l’anarchie et de Ils se croyaient illustres et immortels…