Estelle Nollet

On ne boit pas les rats-kangourous


© Clémence René-Bazin
Estelle Nollet a 32 ans. Elle a travaillé dans la publicité en France, en Australie et en Nouvelle- Zélande, puis sur la côte mexicaine où elle pratiquait la plongée sous-marine. De retour en France, elle a intégré l'univers des plateaux de théâtre. Elle écrit actuellement son prochain roman.


Bourse Thyde Monnier de la la Société des Gens de Lettres.

Un bout du monde désolé que borne une décharge. Ceux qui ont échoué là semblent avoir abdiqué tout espoir de futur. Ivres de vide, ils vivent dans un éternel présent qu'ils dissolvent chaque soir jusque tard dans la nuit au bar de Dan, où les échanges sont réduits à l'indifférence, au mépris, parfois à la violence.
Car de ce pays personne ne peut sortir. La plupart y ont renoncé, mais certains ont gravi montagnes et collines, d'autres transforment les objets de la décharge en objets d'art. Un brin d'abondance sort de la corne de l'épicerie de M. Den, l'autre lieu qui rappelle la société du « dehors ».
Celle que ne connaissent pas Willie, 25 ans, et son copain Dig Doug qui sont nés là. Celle que Willie va vouloir se faire raconter par chacun à qui il va rendre par là-même un passé. Le miroir de l'innocence qu'il leur tend pourra-t-il sauver leur avenir ?

Un climat étrange et fort qui s'apparente plus à celui de l'imaginaire américain que du terroir français (le Caldwell de la Grande Dépression, ou le Mc Carthy de la Route).

Un premier roman intense par la force du dialogue, le sens de l'image, le laconisme des personnages, la fantaisie métaphysique, l'art d'évoquer le malheur ordinaire en tenant en éveil constant la fragilité et la curiosité du lecteur.


« Un roman où l'on boit, un beau livre d'ivrognes -et d'ivresse aussi, qui pose les deux coudes sur la table pour marmonner ses fulgurances et gueuler ses personnages. »
Nils C. Ahl, Le Monde

« Estelle Nollet, douée d'un style de vrai mec des quartiers, excelle dans la peinture hachée du désespoir comique. Ce roman enchantera les amoureux de la mélancolie reculée. »
Direct Soir


« Attention, c'est un premier roman qui claque et qui fait mal. »
Wilfrid Séjeau, Page


« Le climat étrange et l'écriture ferme et précise témoignent d'un talent prometteur. »
Marianne Lioust, L'Humanité


« Dans ce roman musical et maîtrisé, Estelle Nollet déroule des phrases sans virgules et sans issues. Ses mots sont crus et sales mais ne tachent jamais : son écriture est d'une justesse rare. »
Salomé Kiner sur Arte.fr

« Estelle Nollet prend d’emblée ses marques avec un récit énigmatique, qui met ses pas dans ceux des grands aînés américains. »
Muriel Steinmetz, L’Humanité

« Une fresque inouïe qui ressemble à une fable métaphysique. »
Renaud Czarnes, Les Echos




lire un extrait
 
Retour a l'accueil