Autoportrait
Grandir dans une ville où plane l’ombre de la violence n’est pas le quotidien de tous les enfants. Mais lorsqu’il voit son premier mort assassiné en rentrant de l’école, Davide, lui, sait déjà comment se comporter. Car à Palerme « tout est imprégné de Cosa Notra, qu’on le veuille ou non ». L’année de son bac, les juges Falcone et Borsellino sont assassinés.
Au fil des souvenirs et des évocations, Davide Enia dresse le portrait de l’enfant qu’il a été et de l’homme qu’il est devenu, mais aussi celui de toute une géné-ration hantée par les années de plomb, dans une ville habituée au silence comme au fracas des bombes – une ville cruelle où, « si tu te trouves devant une flaque de sang, l’image qui s’y reflète est ton autoportrait ».
Créé pour le théâtre et couronné de succès en Italie, récompensé par le prestigieux prix italien Ubu (meilleur acteur et meilleur texte), ce récit au souffle incomparable est d’une justesse sans concession.