Tout le miel de la vie
Quelque part en Dordogne. François, apiculteur, est un coeur simple, une pâte d’homme. Il parle à ses abeilles dans une langue connue de lui seul et possède une sorte de fluide, comme parfois les êtres sans colère et pleins d’innocence, qui a fait de lui guérisseur. Depuis que sa femme a mystérieusement disparu, il élève seul son fils, Alban. Le petit garçon, en butte à l’hostilité de nombreux villageois, a trouvé l’affection qui lui manque auprès d’une famille de réfugiés espagnols, dont les enfants sont devenus ses amis.
Jusqu’au jour où une lettre de sa mère, qu’il n’a jamais connue, arrive. Le désir d’aller à sa rencontre devient alors plus fort que tout, et va le conduire au coeur des événements qui ont secoué la France au temps de l’Occupation.
Tout le miel de la vie – celui de l’enfance, du bonheur, des heures lentes qui ne reviendront pas...– nous est conté dans ce roman d’une beauté à la fois simple et grave. Christian Signol dit la valeur des liens de filiation ou d’authentique solidarité, au fil d’une histoire qui célèbre les émotions véritables et les vertus secrètes de la nature.